
Du 28 janvier au 3 février 2009, les Parisiens ont pu découvrir au cinéma Le Lincoln une série de documentaires proposée par Michel Noll.
Composé de 12 documentaires signés tels des chapitres de la vie sociale chinoise, La Chine s'éveille a proposé un programme varié qui n'est pas sans nous rappeler le Festival Shadows, mais dont le calibrage est destiné à une diffusion télévisuelle comportant ses avantages et ses défauts.
Mené tambour battant par des débats en soirée, ce festival (1ere édition) a proposé des documentaires dont on connaissait souvent les sujets (réalisme et désillusion de la campagne pour « une saison comme une autre », l'idéalisation de l'enfant et la pression des parents dans « Rêves de Piano », etc.) mais dont le traitement se révélait des plus intéressants.
On en veut pour preuve la « Maison de Monsieur Jiang » qui suit le train de vie d'un homme contraint de quitter tout ce qui lui reste : sa maison. Tourné de manière anarchique et donc personnelle, le documentaire offre une perspective nouvelle à cette thématique de l'identité, de la destruction/reconstruction, du déracinement et des souvenirs.
Que l'on aime ou pas, c'est un témoignage singulier qui détonne dans la multiplicité chinoise actuelle.
D'autres documentaires comme l' « Enfant de personne » abordent un sujet de plus en plus important dans la société chinoise : les effets du divorce. Chacun des parents un chemin différent, laissant à l'enfant la responsabilité de se bâtir une identité sur les cendres de ce foyer familial, lui qui n'est guère souvent en âge de pouvoir le faire.
« Les diplômés » est au coeur d'un débat très présent en ces temps de crise économique.
En effet, quel est l'avenir des jeunes diplômés face à une réalité de plus en plus dure, un dynamisme économique faste (certes ralenti en ce moment) et des débouchés d'emploi à saisir de toute urgence avant que la tempête mondiale de la récession emporte tout sur son passage ?
Quand on sait que chaque année la Chine doit créer 20 millions d'emplois pour couvrir ses besoins, les répercussions peuvent être immenses à long terme.
« Le Nouvel abri », quant à lui dévoile un mélange de fatalisme et de capacité à endurer les épreuves de la vie, qui fait, selon certains sociologues, l'une des particularités des sociétés en voie de développement, notamment asiatiques, avec l'Inde et la Chine en tête de proue.
On pourra toutefois regretter, à l'image de ce documentaire, une certaine promiscuité avec un misérabilisme « à la chinoise ». Ainsi, pas un sujet n'aura dépeint ce pays à son avantage, à croire que la Chine est le pays des malheurs. Il est vrai qu'elle concède de nombreuses difficultés, cependant cela ne pourrait constituer un portrait au plus près de la réalité chinoise.
Serait-ce une consigne audiovisuelle (volontaire ?) qui accule les documentaires sur la Chine à relayer une société qui va mal ? Est-ce cela l'avenir du métier de documentariste ? Nous savons déjà que les journaux télévisés ont une tendance forte à être les « rubriques nécrologiques du monde », et que les chaînes produisent comme achètent les sujets qui vont dans ce sens, mais cela n'est pas une raison suffisante pour ne faire que cela, le documentariste peut changer cela.
La Chine s'éveille.... avec l'impression de vivre de plus en plus mal. Or, l'évolution des trente dernières années, ne prouverait-elle pas le contraire ? La prochaine édition gagnera donc à mettre en place un kaléidoscope complet des réalités chinoises, tant elles présagent de problèmes que de solutions.
Mené tambour battant par des débats en soirée, ce festival (1ere édition) a proposé des documentaires dont on connaissait souvent les sujets (réalisme et désillusion de la campagne pour « une saison comme une autre », l'idéalisation de l'enfant et la pression des parents dans « Rêves de Piano », etc.) mais dont le traitement se révélait des plus intéressants.
On en veut pour preuve la « Maison de Monsieur Jiang » qui suit le train de vie d'un homme contraint de quitter tout ce qui lui reste : sa maison. Tourné de manière anarchique et donc personnelle, le documentaire offre une perspective nouvelle à cette thématique de l'identité, de la destruction/reconstruction, du déracinement et des souvenirs.
Que l'on aime ou pas, c'est un témoignage singulier qui détonne dans la multiplicité chinoise actuelle.
D'autres documentaires comme l' « Enfant de personne » abordent un sujet de plus en plus important dans la société chinoise : les effets du divorce. Chacun des parents un chemin différent, laissant à l'enfant la responsabilité de se bâtir une identité sur les cendres de ce foyer familial, lui qui n'est guère souvent en âge de pouvoir le faire.
« Les diplômés » est au coeur d'un débat très présent en ces temps de crise économique.
En effet, quel est l'avenir des jeunes diplômés face à une réalité de plus en plus dure, un dynamisme économique faste (certes ralenti en ce moment) et des débouchés d'emploi à saisir de toute urgence avant que la tempête mondiale de la récession emporte tout sur son passage ?
Quand on sait que chaque année la Chine doit créer 20 millions d'emplois pour couvrir ses besoins, les répercussions peuvent être immenses à long terme.
« Le Nouvel abri », quant à lui dévoile un mélange de fatalisme et de capacité à endurer les épreuves de la vie, qui fait, selon certains sociologues, l'une des particularités des sociétés en voie de développement, notamment asiatiques, avec l'Inde et la Chine en tête de proue.
On pourra toutefois regretter, à l'image de ce documentaire, une certaine promiscuité avec un misérabilisme « à la chinoise ». Ainsi, pas un sujet n'aura dépeint ce pays à son avantage, à croire que la Chine est le pays des malheurs. Il est vrai qu'elle concède de nombreuses difficultés, cependant cela ne pourrait constituer un portrait au plus près de la réalité chinoise.
Serait-ce une consigne audiovisuelle (volontaire ?) qui accule les documentaires sur la Chine à relayer une société qui va mal ? Est-ce cela l'avenir du métier de documentariste ? Nous savons déjà que les journaux télévisés ont une tendance forte à être les « rubriques nécrologiques du monde », et que les chaînes produisent comme achètent les sujets qui vont dans ce sens, mais cela n'est pas une raison suffisante pour ne faire que cela, le documentariste peut changer cela.
La Chine s'éveille.... avec l'impression de vivre de plus en plus mal. Or, l'évolution des trente dernières années, ne prouverait-elle pas le contraire ? La prochaine édition gagnera donc à mettre en place un kaléidoscope complet des réalités chinoises, tant elles présagent de problèmes que de solutions.
Damien Paccellieri








Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire