Rappel des faits : le 7 novembre 2008, des accords de coproduction devaient être signés entre la France et la Chine représentées respectivement par Veronique Cayla – Présidente du CNC, Christine Albanel – Ministre de la Culture, et Wang Taihua – Ministre du SARFT afin de mettre en place une réelle coopération cinématographique attendue depuis déjà quelques années.En effet, la Chine qui impose un quota d'importation de films (limité à 20 en 2007), ne permet pas à des pays comme la France d'exporter convenablement leur cinéma (seulement 2 à 3 films français sont diffusés dans les salles chinoises par an) alors que le box-office chinois ne cesse de croître et d'engranger de nombreux bénéfices.
_____
Quid de l'intérêt d'Unifrance et d'un attaché audiovisuel dans de telles conditions (de plus, il n'y a que très peu d'activités en Chine – un seul festival de films français très orthodoxe et une salle de projection au centre culturel français exsangue de spectateurs). Ont-ils déjà soumis des rapports d'(in)activités au gouvernement français ?
_____
Alors que le Canada avait pris l'initiative sur ce domaine avec la Chine (sans parler des États-Unis, présents en Chine depuis déjà quelques années), l'Australie avait suivi le mouvement avec notamment la coproduction dans les faits du film « The Children of Huangshi ».
La France a donc un train de retard tous comme les Indiens et les Britanniques qui tentent à leurs tours de combler cette lacune. La Chine propose un appui financier et promotionnel important des films coproduits en les insérant dans sa diffusion nationale qui permet à ces films de s'exonérer des quotas, mais a fait savoir aussi qu'elle n'offrirait pas d'allégements fiscaux.
Seulement voilà, pour des raisons liées au sommet sino-européen à Lyon, les accords sont reportés au premier décembre 2008 avec la venue du premier ministre chinois pour avaliser ces accords et enterrinés une action politique forte afin de faire ouvrir les yeux des grands producteurs français comme Europacorp, l'ARP ou encore Gaumont-Pathé sur les possibilités de partenariats qu'offrent la Chine en ces temps de disette économique.
Cet événement qui devaît être un carrefour d'opportunités pour ces deux pays avec, cerise sur le gâteau, un Panorama du cinéma chinois à Paris du 03 au 10 décembre pour fêter l'occasion, ne le sera pas, puisque le sommet sino-européen a été purement et simplement annulé pour des raisons politiques que je ne souhaite pas aborder, car tel n'est pas le but de ce site.
Cependant, on peut constater que la France a perdu une occasion de porter de nouveaux projets cinématographiques (et de fournir des solutions à son industrie cinématographique et à l'exportation de la culture francophone), qui ne se représentera malheureusement pas de si tôt. Depuis la nouvelle présidence française, on peut également constater qu'une diplomatie élusive concernant la Chine n'a fait que desservir tous les enjeux mis sur la table et ce, pour tous les acteurs sur tous les domaines (hors contrats en Chine signés en novembre 2007).
Je tiens donc personnellement à saluer cyniquement le travail de sape de notre gouvernement sur un échange cinématographique dont on ne pouvait que se féliciter (même si la réaction chinoise fait preuve là aussi d'une incongruité toute particulière).
La France a donc un train de retard tous comme les Indiens et les Britanniques qui tentent à leurs tours de combler cette lacune. La Chine propose un appui financier et promotionnel important des films coproduits en les insérant dans sa diffusion nationale qui permet à ces films de s'exonérer des quotas, mais a fait savoir aussi qu'elle n'offrirait pas d'allégements fiscaux.
Seulement voilà, pour des raisons liées au sommet sino-européen à Lyon, les accords sont reportés au premier décembre 2008 avec la venue du premier ministre chinois pour avaliser ces accords et enterrinés une action politique forte afin de faire ouvrir les yeux des grands producteurs français comme Europacorp, l'ARP ou encore Gaumont-Pathé sur les possibilités de partenariats qu'offrent la Chine en ces temps de disette économique.
Cet événement qui devaît être un carrefour d'opportunités pour ces deux pays avec, cerise sur le gâteau, un Panorama du cinéma chinois à Paris du 03 au 10 décembre pour fêter l'occasion, ne le sera pas, puisque le sommet sino-européen a été purement et simplement annulé pour des raisons politiques que je ne souhaite pas aborder, car tel n'est pas le but de ce site.
Cependant, on peut constater que la France a perdu une occasion de porter de nouveaux projets cinématographiques (et de fournir des solutions à son industrie cinématographique et à l'exportation de la culture francophone), qui ne se représentera malheureusement pas de si tôt. Depuis la nouvelle présidence française, on peut également constater qu'une diplomatie élusive concernant la Chine n'a fait que desservir tous les enjeux mis sur la table et ce, pour tous les acteurs sur tous les domaines (hors contrats en Chine signés en novembre 2007).
Je tiens donc personnellement à saluer cyniquement le travail de sape de notre gouvernement sur un échange cinématographique dont on ne pouvait que se féliciter (même si la réaction chinoise fait preuve là aussi d'une incongruité toute particulière).
Damien Paccellieri








Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire