En effet, 3 grosses productions américaines ont le luxe de tourner en Chine:
- The Forbidden Kingdom avec Jackie Chan et Jet Li réalisé par Rob Minkoff pour un budget de 55 millions de dollars sortira sur grand écran aux USA vers le 18 avril 2008.
- La Momie 3, la suite des blockbuster que tout le monde connaît s'intituelera certainement "La tombe de l'Empereur des dragons" avec Michelle Yeoh et sortira quant à lui le 1er août 2008.
- Enfin un dernier long métrage suscitant toutes les attentions, Shanghai, avec une pléiade de stars : Gong Li, John Cusak, Chow Yun-fat et un budget de 30 millions de dollars, qui sortira sur nos écrans en fin d'années.
D'un autre côté les distributeurs américains ne lésinent pas à faire du pied au pays continent. Avec de nombreuses sorties sur le territoire US tels le lion d'Or Lust Caution, Red Cliff - le prochain John Woo , mais également le fameux CJ7 de Stephen Chow, l'objectif est clair : décrocher le maximum de contrat de joint-production permettant aux Etats-Unis de s'immiscer d'avantage sur le marché chinois.
En effet, le marché du cinéma chinois bénéficie d'une croissance impressionnante ( une moyenne de 25% par an depuis 3 ans) avec des résultats à tomber à la renverse (pour les mois de mi-décembre à février 2008 le box office chinois est de 110 millions de dollars soit environ 1/3 du box office annuel. Bien sûr en Chine c'est un résultat exceptionnel, pour les Etats Unis c'est seulement le budget d'un film ou une part infime des résultats de la trilogie des Pirates des Caraïbes).
Les américains, soucieux de renflouer leurs caisses, souhaitent intensifier leur position de distributeur car les perspectives financières futures sont très alléchantes (avec un pourcentage très élevé pour le distributeur dans la part des bénéfices) vu le développement du nombre de salles et de la hausse de fréquentation.
La Chine se laissera t'elle embobinée par ce chant des sirènes ? Il faut peut être prendre le problème à l'envers: aujourd'hui c'est la Chine qui mène la danse des co-productions et exporte massivement ses productions. Une méthode qui résume bien la pensée économique chinoise.
Damien Paccellieri








Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire