jeudi 3 mai 2007

Edito de Mai 2007

Quel mois de Mai ! Election oblige, toute l'attention des français et de nombreux francophones se portent sur le futur président de la République qui, je l'espère, relancera la machine intranationale franco-chinoise. En effet, remettre des légions d'honneur est une chose, développer le cinéma chinois en France en est une autre, et sur cette dernière, le cinéphile pourrait s'attendre à plus de considérations. Hélas, je ne pense pas que cela soit une priorité, bien au contraire, l'État, les éditeurs (pour certains) n'en n'ont cure.

Mais avec la sortie ce mois ci de Still Life du cinéaste Jia Zhang-ke, après celle d'Une Jeunesse Chinoise de Lou Ye, le public francophone a été traité avec décence. Bien sûr après les urnes, ce sont les marches de Cannes qui consommeront une grande partie de notre temps entre le 16 et 27 Mai 2007. De Wong Kar-wai à Hou Hsiao-hsien en passant par Jia Zhang-ke (encore lui, il est pénible :) ), le festival-étalon du cinéma mondial ne se cherche plus une légitimité dans la présentation de nouveaux réalisateurs (chinois particulièrement) et sera certainement, à titre personnel, à classer dans la section "un certain regret".

Est ce que les réalisateurs en compétition ont droit à une carte de fidélité ? Au 4eme long métrage présenté, le cinquième gratuit ? Est-ce aussi le fait d'être palmé ? Le clientélisme n'est pas loin.
Le Festival de Cannes perd ainsi quelque peu de sa substance chinoise et nous prive cette année de surprises que nous avaient offertes le festival de la capitale allemande et de la ville italienne des amoureux.
Mais bon, ne nous précipitons pas, laissons Cannes venir à nos coeurs...


Damien Paccellieri

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