Court métrage
J’ai eu la chance de rencontrer à plusieurs reprises l’auteur de ce court métrage dont Luisa Prudentino en dit le plus grand bien, ce que je partage complètement. Connaissez vous Kim Ki-duk, un célèbre réalisateur coréen (Adresse Inconnue, Locataires, L’Arc) ? Et bien Zhang Lu semble en être l’atler ego chinois.
Pour s'en convaincre il suffit de comparer Grain In Ear aux premières oeuvres du cinéaste coréen.Pourtant par ses plans fixes, Zhang Lu, qui a apprit ce métier sur le tas, semble être plus proche d’un certain Hou Hsiao-hsien. C’est donc un cinéaste à la croisée des chemins que nous découvrons avec Eleven. Nous suivons un enfant dont la seule et unique qualité pour les autres
Bien au contraire, il regarde cette part de désespoir avec une totale nonchalance.L’enfant se punit alors lui-même en mettant un but contre son camp ce qui lui attire bien évidemment la foudre des autres joueurs. Cette haine et ce désespoir ne seront pas sans conséquences…
Dès les premiers instants du court métrage, on apprend tout de suite à reconnaître les rictus cinématographiques du réalisateur chinois aux origines coréennes. Cela commence par une scène sans image où seule la bande son véhicule son lot de sensation. En aparté, c’est typiquement le style de réalisateur qui vous laisse macérer dans votre imagination de
Alors avec un tel talent sous le manteau, inutile de vous dire que le scénario, écrit de ses mains, bénéficie d’une habilité très intéressante où chaque petite idée peut se muer en grande réflexion sociale sur l’individu.
Soudain le titre Eleven nous rappelle que dans une partie de foot à 5 contre 5, l’enfant héros tient le titre du onzième, éternel remplaçant. Avec ceci Zhang Lu donne les signes avant coureurs d’un cinéaste sur lequel il faudra compter, sans parler de Hyazgar, son dernier bijou, présenté à Berlin cette année 2007. A suivre…
Damien Paccellieri








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