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Voici donc une présentation du site chinacinema.fr en chinois.
Damien Paccellieri
Postmen in the Mountains de Huo Jianqi, 1999
veau, vont brasser leur histoire, leurs découvertes et leurs vies dans les montagnes de Hunan … Postmen in the Mountains est un long métrage incontournable. Alliant tradition, nature, quête identitaire et analyse sociale, le réalisateur ne manque pas de confectionner en 1 h 30 l’un des plus beaux films chinois. L’essence même de l’œuvre se retrouve dans la nature. Qu’elles soient montagneuses, forestières ou rurales, Huo Jianqi nous emporte dans la région des brumes.
D’autres thèmes comme la quête identitaire est au centre de Postmen in the Mountains. Ici, le fils souhaite devenir facteur sans connaître réellement le patriarche de sa famille. Ce dernier souffre physiquement depuis des années et montre bien plus ses faiblesses que les qualités d’un père infaillible comme le voit tous les petits garçons. Son fils grandit et avec le temps sa recherche d’une propre identité devient essentielle.
xpérience, ses joies et ses pleurs. Encore trop peu connu dans nos contrées, on peut le retrouver dans la série ‘Yi en ian Yi en ian’ (Année après année) qui conte la vie de deux familles chinoises, membres après membres et années après années de 1949 aux années 90.
Butterfly de Yan-yan Mak, 2004
une femme de trente ans, mariée heureuse, qui cache un amour de jeunesse. Une rencontre « provoquée », va bousculer sa vie bien rangée. Bié est la parfaite jeune femme de bonne famille ; professeur de littérature chinoise dans un lycée de jeunes filles, mère comblée au sein d'un ménage moderne et heureux, tenues vestimentaires très classiques. Une jeune femme bien sous tout rapport donc, mais peut être pas autant que cela.
n sont très présents; son amie Jin suit de très près les évènements. Elle assiste à la téléivsion à l'arrivée des étudiants sur la place et à « l'évacuation » de celle-ci. Dans la rue les manifestants scandent le nom de deux célèbres dissidents politique Wei Jingsheng auteur de « Dazibao » en faveur de la démocratie (incarcéré en 1979) et Wang Dan, leader étudiant lors des événement de 1989. Enfin alors que le couple Bié -Ming est en pleine crise, Ming regarde à la télévision un reportage sur Lenny Kwok, chanteur engagé hong-kongais.
Seul bémol ; la présence d'accès de pudeurs assez inattendus ou/et peu naturels dans certaines scènes, pourtant parfois très sensuelles, qui nuisent au sérieux de la situation.
Desert Dream de Zhang Lu, 2006
C’est ainsi que la solitude et l’alcool deviennent ses seul amis de fortune. Mais lors d’une nuit éclairée de sa plus belle lune, une femme nord coréenne accompagnée de son fils viennent le trouver pour s’abriter sous sa yourte, le temps d’une escale sur ces terres d’un des feu plus grands peuples d’Asie.
uis le seul à vendre les arbustes que tu plantes et tu le seul à m’en acheter. Si l’un de nous deux devait disparaître, nous perdrions tout deux notre métier ».
tale) nous fera hésiter entre une véritable volonté de marquer ses films de sa griffe et un signe de faiblesse quant à sa capacité de renouvellement. De par sa longueur et son âpreté, Desert Dream saura en décourager certains, mais pourra aussi, et comme le suggère le culture bouddhiste, vous amener à faire en faire plusieurs fois le tour pour en comprendre toutes les facettes, prédicatrices pour Zhang Lu d’une cinématographie future encore plus intéressante.
Une Romance de Liu Te-kai , 2002
r. En effet, Liu Te-kai a pris son temps avant de se lancer dans le grand bain des cinéastes. Producteur, scénariste, acteur, Liu Te-kai avait plus d'une corde à son arc et, avec Une Romance, il n' a pas hésité à toucher à tous les métiers du cinéma : assistant réalisateur dans un premier temps, il est ensuite passé à la production, avant d'étoffer son expérience aux Etats-Unis puis de revenir à Taiwan pour offrir ses services à la télévision locale.
ncé à l'âge de 14 ans. A cet âge immature il fit une promesse et prit un engagement vis-à-vis d'une jeune fille et de sa famille, en accord avec un pan culturel étouffant. Aujourd'hui il découvre enfin l'amour, le vrai, celui que l'on ne choisit pas toujours. Mais il réalise aussi qu'il est peut-être déjà trop tard. Ainsi tiraillés entre leurs obligations et leur passion, entre le vouloir et le devoir, Shuang-ruan et Ning-jing vont malgré tout essayer de s'aimer ...
Heureusement, dans la seconde partie du long métrage les choses rentrent plus ou moins dans l'ordre : peut-être s'habitue-t-on à la présence nonchalante de Jeff Chang, peut-être apprécie-t-on tout simplement la tournure tragique du film (même si elle était annoncée) et le jeu si touchant de Zhou Xun qui finalement, et on ne s'en rend compte que maintenant, est le principal atout du film de Liu Te-kai.
The World de Jia Zhang-ke, 2004
n des plus curieux parcs de Chine, appelé The World, où les chinois peuvent y voir les plus beaux monuments du monde en taille réduite. En résumé, comment visiter le monde sans avoir quitter son pays, ce qui pourrait se traduire en Chine par « pas besoin d’aller voir les autres, nous le ferons à votre place». Cependant, il faut aussi y voir un divertissement pour le peuple chinois qui n’a pas forcément les moyens de visiter la Tour Eiffel ou le Vatican.
ut lorsque lesdits employés en sortent pour retrouver le climax de la capitale. Dans cet appel au monde, Jia Zhang-ke digitalise les relations sociales par la présence de scène en animation (lors d’un envoi de SMS) où les humains perdent progressivement en proximité pour gagner en distance grâce aux hautes technologies (Internet, téléphone portable..). Le réalisateur marque ainsi de son empreinte comme Hou Hsiao-hsien l’avait fait avant lui, une césure dans les relations sentimentales de la jeunesse en rapport au temps..
ng métrage, comme une dernière figure contemplative, signée d’une musique de Lim Giong, laissent croire en une Chine qui veut changer, qui peut changer, tout en laissant trépasser une jeunesse sans grands desseins d’avenirs. The World est donc à coup sûr, une réflexion essentielle doublée d’un acte symbolique dans la carrière encore jeune de Jia Zhang-ke. C’est enfin un long métrage à se procurer aussi pour le documentaire présent sur l’édition mk2, portrait d’un futur grand du cinéma mondial.
CEO de Wu Tianming, 2002
rend compte que les réfrigérateurs sont truffés de défauts et donc non respectueux des normes allemandes. La production ne peut donc être commercialisé alors que les dettes de l’entreprise commence à se creuser.
é chinoise d’assouvir leur (future) suprématie économique mondiale en propulsant de grandes marques comme tous les pays occidentaux ont su le faire. Dans la même voie, il est très intéressant de découvrir le parcours de Zhang Ruimin (appelé Ling Min dans le long métrage), premier entrepreneur chinois à faire parler de lui hors de ses frontières et à mener à la réussite une entreprise dont rien ne laissait présager cela.
atures de personnages européens ou américains, le cinéaste a tout simplement réaliser un film d’Etat utile à la pensée économique chinoise actuelle mais complètement obsolète d’un point de vue cinématographique.
L'Enfant au Violon de Chen Kaige, 2002
Xiao Chun est un brillant violoniste. Son père Liu Cheng, cuisinier de profession, connaît bien le talent de sa progéniture et n’est pas prêt de laisser filer la moindre occasion qui se présentera à eux pour le faire connaître d’avantage. Même si son fils peut parfois jouer quelques airs mélodiques pour aider une femme à accoucher, il sait pertinemment qu’avec quelques efforts, Xiao Chun pourrait bien devenir l’un des plus grands musiciens de ce monde.
femme de jouer le rôle de Lili pour que le tournage lui permet de vivre près de sa famille. Puis (et c’est ici la catastrophe), Chen Kaige joue lui-même dans le film et pas le plus mauvais rôle (!) puisqu’il interprète le plus grand professeur chinois de violon.
qui réussira à vous arracher quelques larmes, de par les petits boulots et les mésaventures de cet homme prêt à tout pour son fils. Tous les bons pères de famille ne pourront résister à cette histoire et à cette relation père/fils notamment lorsqu’ils apprendront la réelle identité de Xiao Chun. On ne sait pas par quel miracle le long métrage reste sympathique comme divertissement, mais il l’est, à défaut d’exposer un univers social plus réaliste, car il faut bien l’avouer, Chen Kaige ne lésine pas sur les mièvreries les plus diverses.
Printemps dans une petite ville de Fei Mu, 1948
ière du film. Entre 1949 et le début des années 80, Printemps dans une petite ville tombe dans les oubliettes de l’histoire du cinéma chinois car il ne correspond pas à l’idéologie communiste. Il est redécouvert au début des années 80 grâce à la cinémathèque chinoise et est considéré depuis par les critiques chinoises et françaises comme l’un des plus beaux films chinois. En 2004, Tian Zhuangzhuang (le réalisateur du Voleur de chevaux), après une décennie de silence à cause de la censure, réalise un remake-hommage du Printemps dans une petite ville qui fut distribué en France.
t se repoussent, n’osant pas aller contre la morale. Elle hésite entre fidélité à son mari et désirs pour son amant. Il est lié d’amitié au mari et qui plus est le soigne de sa maladie. Les tourments sentimentaux des deux amants, et le désespoir du mari qui a vite tout compris, sont magnifiquement mises en scène par Fei Mu dans des longs plans séquences, lors des promenades et dans les chambres, où les corps s’attirent et se repoussent, suivant les élans des cœurs, où les mains des deux amants se touchent à de nombreuses reprises, alors qu’ils sont à côté du mari.
représente la Chine traditionnelle, la culture chinoise malade et en déliquescence depuis le milieu de 19ème siècle. Le jeune docteur habillé à l’occidentale, représente lui la modernité. Et la femme qui hésite entre la fidélité à son mari et son désir pour son amant, entre tradition et modernité, représente les intellectuels chinois et les chinois eux-même à la veille d’un événement qui va marquer l’histoire de la Chine.
Et la bas quelle heure est-il ? de Tsai Ming-liang, 2001
A l’instar de ses précédents films, le cinéaste expose une nouvelle fois le jeune Hsiao-kang et sa famille, ou du moins ce qu’il en reste. En effet dès les premières secondes du film on apprend que son père vient de décéder. Ce père austère et peu loquace, qui trompait sa femme (elle le lui rendait bien) et qui ne comprenait pas son fils, peut être catalogué comme un individu qui ne manquera à personne.
On ne peut ainsi s’empêcher de vraiment rire parfois, tout en gardant à l’esprit une réelle dimension de noirceur. Il en ira ainsi lorsque la mère tentera tout pour ramener la réincarnation de son mari dans leur appartement, allant jusqu’à invectiver son fils pour avoir tué un cafard (et si c’était ton père ! s’insurgera-t-elle). Oui, certaines réactions sont amusantes, mais elles n’en sont pas pour le moins révélatrices d’une réelle détresse.
Ce long métrage est par conséquent, et en toute simplicité, parfaitement indispensable si vous avez apprécié les premiers films dédiés aux pérégrinations de Hsiao-kang et de ses parents. Car en plus d’enrichir une nouvelle fois ses personnages (qui devraient vous faire réfléchir à propos de vos propres expériences), Tsai Ming-liang truffe son long métrage de moments d’une grande finesse mais également de scènes vraiment cocasses (sublime apparition de Jean-Pierre Léaud).
Le Roi des Masques de Wu Tianming, 1996
Lors de la fête des Lampes, le plus connu des acteurs de la région, jouant la concubine dans l’opéra traditionnel, remarque les talents du vieux maître.
tte œuvre cinématographique pleine de sentiments et d’ancrages culturels sur le monde de l’opéra chinois. En effet, ces derniers sont intimement abordés et Wu Tianming permet de distinguer plusieurs opéras selon leurs activités et leurs localités. Ici il s’agit de l’opéra de Sichuan différent de son grand frère l’opéra de Pékin ou de celui de Shaanxi. Ainsi l’opéra de Sichuan se démarque par ses instruments de musiques différents, son maquillage lui aussi bien distinct et certains arts dont celui des masques, spécialité de l’opéra de Sichuan.
eur du film : exceptionnelle.
Le festival Paris Cinema depuis le 3 juillet jusqu'au 14 juillet nous reserve deux belles séances chinoises avec Desert Dream de Zhang Lu, selectionné au festival de Berlin 2007 et le Mariage de Tuya de Wang Quan'an, ours d'Or du même festival.